Divers, Photographie

Voir le monde autrement…

Lecture à haute voix du texte ci-dessous…

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de lumière…

Depuis 20 jours maintenant, je me suis lancée dans un projet photographique très challengeant : pendant 100 jours, je produis une photo par jour sur le thème de la lumière.

Je vous en avais parlé ici il y a quelques temps…Et je poursuis ma quête…celle de la lumière…

Tous les jours, je m’interroge donc sur la lumière, sur le sens du mot, sur l’interprétation que je peux en avoir.

Et même quand dehors, le temps est gris et qu’il pleut, je me questionne…

Qu’est-ce qui, pour moi, est la lumière ? Fait la lumière ?

Il est évident qu’au début je me suis jetée sur LA  lumière, celle du soleil.

Forte.

Intense.

Parfois aveuglante.

Parfois dangereuse (pour les yeux, pour la peau…).

Cette source de lumière est sans aucun doute la plus évidente. Tous les moments de la journée sont donc propices à observer et cueillir, récolter, cette lumière solaire qui entre par les différents biais possibles de ma maison mais aussi voyage dehors. Il en ressort de nombreuses surprises photographiques, des moments auxquels je n’avais jamais prêté attention jusque là…Ah bon, le soleil éclaire ci ? ça ? à cette heure ? à cet endroit là ? Oohh là là que de poussières ici ou là…

Et puis est venu le premier stade de « j’ai-fait-le-tour-de-cette-lumière-que-faire-maintenant » (bon je reconnais que c’est peut-être une facette de mon tempérament un peu rapide à se lasser de certaines activités dans lesquelles je m’engouffre corps et âme de suite sans réfléchir et puis après…bon…mais c’est finalement là que l’introspection commence…).

J’avais aussi vécu ça lorsque je m’étais lancée le projet d’un dessin par jour (que vous pourrez retrouver ici dans l’autre facette de ma vie, celle artistique…).

Du coup, j’ai commencé à prendre des photos avec ou sans lumière forte, à saisir des instants de vie, des instants d’inspiration aussi ! de saisir ce moment où je me dois de courir et récupérer mon appareil parce que je veux « tenter » de saisir ce moment…

Et j’ai alors commencé à voir ce projet de lumière différemment…

J’ai vu de nouvelles lumières apparaître…

Ça peut évidemment paraître un peu cliché à dire mais pourtant j’ai vu des lumières douces, des lumières vives, des lumières artificielles, des lumières intérieures…celles de mes proches…j’ai vu des reflets, des lumières croisées, et puis évidemment, là aussi encore un peu cliché mais qu’importe, ma propre lumièreparfois lumineuse, parfois terne, parfois triste, parfois joyeuse, parfois en contraste, parfois en nuance de gris…

J’ai découvert :

  • la facilité de photographier des objets
  • la difficulté de photographier le mouvement, les corps en mouvement
  • difficile de saisir la lumière de mon petit garçon qui lui ne s’intéresse aucunement à cette histoire de lumière, lui il est dans le mouvement, tout le temps, dans la vie. Et moi c’est comme si je voulais la saisir, la stopper, la garder…

Alors j’apprends (ou ré-apprends, parce qu’il me semble que dans toutes expériences de vie, on passe son temps à apprendre et désapprendre pour réapprendre…) à lâcher. A ne pas chercher la belle photo, celle que je m’imagine parfaite (en lumière, en mouvement, en cadre, en sujet…).

Juste inspirer, souffler et clic ! Advienne que pourra…

Ce n’est pas évident tous les jours.

Je me pousse, me cherche, me défile, me dévoile, me découvre…les émotions, exacerbées par ce moment que nous vivons, sont encore plus présentes…à fleur de peau…parfois dans la lumière et parfois non.

J’aime ce genre de projet qui me sort de ma zone de confort et qui me bouscule dans mes pensées. Finalement j’aime dans ma vie ne jamais rester figée sur une seule chose.

Tout, absolument tout, peut nous faire avancer.

Et si le corps et l’esprit sorte de leur rigidité…alors…alors…alors…

J’ai ma petite idée mais je vous laisse le soin d’y penser…

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